Il en va des mots comme des chansons d’amour

qui reviennent par surprise

au détour d’une voix, d’un souvenir, d’une émotion.

 

« J’ai pris la main d’une éphémère… »

 

Montand ou Ferré, peut importe,

mais éternelle poésie.

 

Fièvre, murmure, foudre, imaginaire...

L'effervescence, le précaire, le fugace, le friable, l’impensé, l'envol, l'impermanence...

 

Comme un quatrain d’Omar Khayyam,
un haïku d’hiver,
un coquelicot soudain.

 

Il est temps de sonder à nouveau l’éphémère.

De ne pas attendre à demain.

De questionner ici et maintenant

la part la plus fragile, la plus secrète, la plus inouïe

de nos existences.