10 - 15 juillet 2020          xv° congres mondial de la fipf


Quelle profonde inquiétude,
                                quel désir d’autre chose,

Autre chose qu’un pays,
                            qu’un moment, qu’une vie,

Quel désir,

                   peut-être d’autres états d’âme…

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos. En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins desiderare qui vient de sidus, sideris.

 

Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral, jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé.

 

Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir.

Des longs désirs de Louise Labé aux désirs obstinés d’Olivier de Magny. Du désir de gloire des chansons de geste jusqu’au rude chemin des plus hauts désirs de René Daumal. De l’anéantissement, qui mène au rien du nirvana, jusqu’au désir sans fin d’Éros.

Depuis le grand désir du plaisir admirable de Pernette du Guillet jusqu’au fragile et subreptice désir de vivre d’Alejandra Pizarnik, en passant par l’amour réalisé du désir demeuré désir qu’est le poème pour René Char. De Philippe Desportes, qui entendait Avoir pour tout guide un désir téméraire, jusqu’au plus sentimental spleen d’Alain Souchon, qui nous a mis en tête refrains et souvenirs : Mon premier c’est Désir

Du Cantique des cantiques aux désirs éperdus de ce troisième millénaire menacé, tout reste à fleur de mots.

Et à oser ensemble, au plus intime de soi.

Sophie Nauleau


Nouvelles dates : du 24 au 26 mars 2021

ATTENTION

LES INSCRIPTIONS SONT TOUJOURS OUVERTES SUR CE SITE

ET SUR PH Online du 1er au 31 mai 2020 et du 1er au 30 novembre 2020

Télécharger
Descriptif SLZ 2021
Descriptif SLZ-F-180420.pdf
Document Adobe Acrobat 196.5 KB
Télécharger
SLZ 2021 Fiche intervenant.doc
Document Microsoft Word 445.0 KB